Les sels d’ammonium regroupent plusieurs composés ioniques à base de l’ion NH₄⁺ associés à un anion tel que le sulfate, le nitrate ou le chlorure.
Utilisés pour leurs propriétés fertilisantes, réactives ou neutralisantes, ils se présentent en général sous forme de poudres cristallines ou granulés blancs à incolores. Leur comportement varie légèrement selon leur formulation, mais ils présentent tous une certaine sensibilité à l’humidité et à la compaction.
Le sel d’ammonium est généralement blanc à translucide, sous forme de cristaux fins ou de granulés. Sa densité apparente varie de 0,8 à 1,1 g/cm³ selon le traitement.
À l’état sec, il s’écoule assez bien, mais reste sensible à l’humidité atmosphérique : les particules peuvent devenir collantes ou fondre partiellement en surface, provoquant un effet de mottage.
Lorsqu’il est micronisé ou très finement broyé, son comportement devient plus instable : il tend à se regrouper en amas et perd en fluidité. Il est chimiquement stable à température ambiante, mais peut se décomposer à haute température, en dégageant des gaz potentiellement irritants.
Humidité ambiante : Les sels d’ammonium absorbent l’humidité de l’air, ce qui provoque rapidement un agglomérat solide difficile à remettre en circulation. Un stockage au sec est impératif.
Compactage : En silo ou trémie, un tassement prolongé peut créer un blocage compact qui nécessite un décompactage mécanique.
Formation de croûtes : Sous l’effet de la condensation, une couche superficielle peut fondre et sécher en formant une croûte solide sur les parois ou au fond des cuves.
Corrosion potentielle : Les poussières ou vapeurs issues du sel d’ammonium peuvent être légèrement corrosives, en particulier en environnement humide.
Échauffement à éviter : En cas de friction, les nitrates d’ammonium peuvent s’échauffer localement. Bien que stables, certains dérivés peuvent entrer dans des réactions exothermiques si mal manipulés.
Risque ATEX faible à modéré : La version pulvérulente, en nuage dense, peut présenter un risque de détonation (notamment pour les nitrates d’ammonium), nécessitant parfois une étude ATEX selon le site industriel.