Le cuivre en poudre est une forme métallique finement divisée du cuivre pur (Cu), obtenue par électrolyse, réduction chimique ou atomisation. Ce matériau à forte conductivité électrique et thermique est utilisé dans de nombreuses industries : électronique, impression 3D métal, brasage, fabrication de contacts électriques ou encore de pigments et d’additifs fonctionnels. La poudre de cuivre peut se présenter sous forme sphérique, dendritique ou lamellaire, avec des granulométries allant de quelques microns à plusieurs centaines. Cette matière sensible à l’oxydation et à la poussière présente des comportements spécifiques lors de son transfert.
Le cuivre en poudre peut être de forme sphérique (bonne fluidité), dendritique (aspect fibreux, cohésif) ou lamellaire (aspect en paillettes). Sa couleur varie du rouge cuivré brillant au brun foncé en cas d’oxydation. Très dense et conductrice, la poudre de cuivre est peu volatile, mais les fractions fines génèrent parfois des poussières métalliques légères. Elle est stable chimiquement à température ambiante, mais sensible à l’oxydation lorsqu’elle est exposée à l’air humide. Elle peut devenir cohésive avec le temps ou selon les conditions de stockage.
Le transfert du cuivre en poudre doit prendre en compte les spécificités suivantes :
Sensibilité à l’oxydation : même si le cuivre n’est pas hygroscopique, il peut s’oxyder rapidement si la poudre est fine et exposée à l’humidité, entraînant une perte de conductivité et des changements de couleur. Il est préférable de travailler en atmosphère sèche ou inertée.
Colmatage selon forme : les poudres lamellaires ou dendritiques peuvent s’accrocher aux parois, ralentir les débits et former des voûtes. Les formes sphériques sont plus faciles à transférer.
Poussières métalliques : les fines particules de cuivre peuvent être inflammables ou explosibles en suspension, en particulier en mélange avec l’air. Il convient donc d’appliquer les normes ATEX dans les circuits de dosage, mélange ou transport.
Abrasivité modérée : bien que relativement tendre, le cuivre reste un métal, et son transfert à long terme peut générer une usure progressive des équipements, notamment dans les zones de frottement ou de chute.
Densité élevée : comme tous les métaux, la masse volumique importante de la poudre impose un dimensionnement rigoureux des motorisations et structures porteuses.