Le coke en poudre est issu de la carbonisation de houille ou de résidus pétroliers à haute température, dans un environnement contrôlé sans oxygène. Utilisé comme réducteur dans les procédés métallurgiques, comme agent calorifique ou comme matière première dans la fabrication de produits carbonés, il se présente sous forme pulvérulente ou granulée fine. Bien que d’apparence légère, le coke en poudre est un produit technique à manipuler avec précaution, notamment en raison de son pouvoir calorifique élevé et de ses risques de formation de poussières.
Le coke en poudre est une matière noire, légère, à l’aspect mat, souvent granuleuse ou légèrement farineuse selon le broyage. Sa texture varie selon son origine (coke de houille ou de pétrole), influençant sa granulométrie et sa réactivité. Il est très stable chimiquement à température ambiante, mais hautement inflammable en suspension dans l’air. Son comportement en vrac est globalement bon, mais les particules fines peuvent générer des poussières abondantes, avec un pouvoir d’envol élevé. Légèrement friable, il peut produire des fines secondaires lors du transfert.
Le coke en poudre présente plusieurs contraintes spécifiques en phase de transfert :
Risque d’explosion de poussière : Comme tout matériau carboné finement divisé, il peut devenir explosif en suspension, notamment dans des environnements secs et confinés. Une protection ATEX adaptée est essentielle dans les installations sensibles.
Formation de poussières : Le coke est très volatil lorsqu’il est finement broyé. Cela implique la mise en place de dispositifs efficaces de captation des poussières, voire de systèmes de déchargement étanches ou sous atmosphère contrôlée.
Colmatage possible : Les particules fines peuvent colmater les conduits ou vis sans fin, notamment si les angles morts ou les variations de granulométrie ne sont pas anticipés. Une bonne gestion de la fluidité (vibration, pente, soufflage) est recommandée.
Sensibilité à l’humidité indirecte : Sans être hygroscopique, le coke peut s’agglomérer légèrement en cas de condensation ou de stockage dans des zones non ventilées.
Usure modérée des équipements : La faible densité du coke limite son abrasivité, mais les impuretés minérales (soufre, cendres) peuvent accélérer l’érosion mécanique à long terme.