Le biochar est un résidu végétal carbonisé obtenu par pyrolyse contrôlée de biomasses (bois, coques, résidus agricoles) en atmosphère pauvre en oxygène. Sous forme pulvérisée, il présente une structure microporeuse, une grande légèreté et un pouvoir absorbant élevé. Utilisé principalement dans l’agriculture, l’environnement et certaines formulations techniques, le biochar pulvérisé est un matériau très actif, mais dont la manipulation en vrac exige une attention particulière en raison de sa finesse et de sa propension à générer des poussières.
Le biochar pulvérisé est une poudre très fine, noire et légère, dont la granulométrie est généralement inférieure à 100 microns. Sa densité apparente est faible (100 à 300 kg/m³), et sa structure interne est extrêmement poreuse. Cette porosité donne au biochar une grande capacité d’adsorption, mais aussi une tendance à retenir l’humidité et les impuretés. À l’état sec, la matière est volatile, se met facilement en suspension, et forme des poussières très fines qui se dispersent dans l’air. Son écoulement est lent, instable, et nécessite généralement des aides mécaniques pour rester régulier.
Le transfert du biochar pulvérisé requiert une attention particulière sur l’environnement de travail, les équipements utilisés et la sécurité :
Risque de poussières : le biochar émet une poussière noire très fine, difficile à capter sans aspiration localisée. Cela peut poser des problèmes d’empoussièrement, de propreté, voire d’inflammabilité dans certains cas, selon la granulométrie.
Matière très légère : sa faible densité implique un volume occupé élevé, ce qui nécessite un surdimensionnement des équipements (trémies, vis, filtres).
Tendance à l’agglomération : bien qu’inerte, le biochar peut se tasser et former des blocs dans les silos ou vis, surtout s’il est compacté ou légèrement humide.
Effet électrostatique : les frottements peuvent générer des charges électrostatiques, rendant la matière plus collante ou plus instable lors du dosage.
Fragilité du grain : les particules peuvent être facilement brisées ou réduites en fines sous contrainte mécanique, ce qui aggrave les problèmes de poussières.
Ces particularités imposent une conception adaptée de la ligne de transfert, incluant un bon confinement, des équipements anti-bridage, et parfois un contrôle ATEX si les concentrations de poussières sont élevées. Transitube accompagne ses clients dans l’évaluation précise de ces risques et la mise en place de solutions techniques robustes.