La bakélite désigne une résine phénolique thermodurcissable, commercialisée sous forme de poudre fine ou de granulés. Issue de la polymérisation du phénol avec du formaldéhyde, elle est historiquement le premier plastique synthétique industriel.
Aujourd’hui, elle reste utilisée dans des applications où la résistance thermique, la rigidité et la stabilité dimensionnelle sont essentielles. La bakélite en poudre est souvent utilisée dans des procédés de moulage par compression ou injection.
La bakélite se présente sous forme de poudre brunâtre à beige, parfois légèrement granuleuse, selon le niveau de broyage ou le type de formulation (remplie ou non). Sa densité apparente est généralement comprise entre 0,6 et 0,8 g/cm³. À l’état sec, la poudre est plutôt fluide mais peut se montrer légèrement cohésive, surtout si elle contient des additifs ou des agents de flux. Elle est stable à température ambiante, mais peut réagir à la chaleur dès 100–150 °C, débutant son durcissement irréversible (réticulation). Elle est chimiquement stable, peu sensible à l’humidité, et ne présente pas de comportement volatil.
Risque de compactage : La bakélite peut se tasser sous l’effet du poids ou des vibrations. Cela crée des zones de blocage dans les trémies à fond plat ou étroit.
Poussières fines : Bien que non toxiques, les poussières de bakélite peuvent irriter les voies respiratoires lors de transferts ouverts. Une captation localisée ou un confinement est recommandé.
Électricité statique : La poudre peut se charger électrostatiquement, surtout dans des gaines ou vis en plastique. Cela peut générer une adhérence parasite sur les parois internes.
Risque thermique : En cas de frottement mécanique trop important (ex. : vis mal refroidie), la poudre peut commencer à durcir localement. Cela forme des agglomérats pouvant bloquer les conduits.
Écoulement non homogène : En silo, un mauvais dimensionnement des angles ou un mauvais dégazage peut générer des zones mortes ou des écoulements inconstants.